Merci Calepin !
Misère de
misère...! Mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour faire enfin connaissance avec Léo ??? Pourtant, dieu sait que ce livre avait fait parlé de lui l'année dernière à sa sortie, un vrai
raz de marée d'avis élogieux de blogueuses énamourées... Allez donc savoir pourquoi, je m'attendais à un truc plutôt indigeste et mièvre, trop sucré, trop romantique, typiquement le genre de
lectures que j'évite généralement... Oui mais voilà, disons le tout net, j'ai succombé corps et âme au beau Léo, j'ai englouti ce livre sans pouvoir le lâcher ! Et la fin, mon dieu, la fin...
Finalement, j'ai bien fait de lire ce livre si tard, je n'aurais pas à attendre très longtemps pour lire la suite car elle vient de sortir ! Et qu'est-ce que j'ai fait ce matin d'après vous ?
Bingo, ce soir j'attaque La septième vague !
Tout commence de façon assez banale. Emmi envoie un mail de résiliation pour une revue à laquelle elle est abonnée, sauf que le mail est reçu par un certain Léo (soupir...). Cette erreur de destinataire ne sera pas sans conséquences... Une correspondance s'installe entre les deux étrangers, ils se taquinent, se titillent, des échanges plein d'humour, des réparties parfois piquantes. Et ce qui devait arriver arrive, Emmi succombe au beau Léo, mais elle est mariée. Léo lui est encore empêtré dans une histoire d'amour toxique... Pourtant, ces deux là deviennent accros, les mails s'enchainent, est-ce malsain ? Doivent-ils tout arrêter ? Le lecteur un peu voyeur espère une rencontre, tout en la redoutant... Faut-il vraiment briser le charme de cette rencontre virtuelle ? "Nous ne pouvons pas vivre ce que nous écrivons. Nous ne pouvons pas remplacer les nombreuses images que nous nous faisons l'un de l'autre."
Que dire de plus ? J'ai moi aussi succombé au charme de Léo... Complètement accro, une vraie midinette ! C'est qu'il sait y faire le bougre... Cette lecture est une vraie bouffée d'air frais, alors soit, ce n'est sûrement pas le roman du siècle mais qu'importe ! C'est original, sans temps mort, très bien fichu : impossible de quitter ce livre après l'avoir commencé ! Le style épistolaire rend le tout particulièrement rythmé, on s'attache très vite aux personnages même si parfois ils nous agacent, nous crispent, oui, bon d'accord, surtout Emmi en fait... Je n'y peux rien, je ne trouve aucun défaut à Léo ! D'ailleurs, je suis déjà en manque là, désolée, je file lire la suite !!!
Une foule d'avis sur le net, ceux de Stéphie, Emeraude, Cuné, Cathulu, Leiloona, Celsmon, Antigone, Fashion, Tamara, Clara, Keisha, Mango, Cynthia, Karine :), Choco, Kathel, Mirontaine, Lili, Amanda, Lael, Fanny, Lancellau...
Premières pages :
"15 janvier
Objet : Résiliation
J'aimerais résilier mon abonnement. Puis-je m'y prendre ainsi ? Cordialement, E. Rothner.
18 jours plus tard
Objet : Résiliation
Je veux résilier mon abonnement. Est-il possible de le faire par mail ? Merci de me répondre au plus vite. Cordialement, E. Rothner.
33 jours plus tard
Objet : Résiliation
Chère Madame, cher Monsieur des publications Like, si votre mépris souverain envers mes tentatives de résiliation a pour but découler plus d'exemplaires de votre produit, d'un niveau hélas toujours plus mauvais, je dois malheureusement vous faire part de ma décision : je ne paierai plus ! Cordialement, E. Rothner.
8 minutes plus tard
REP :
Vous avez la mauvaise adresse. Je suis un particulier. Mon adresse : woerter@leike.com. Celle dont vous avez besoin : woerter@like.com. Vous êtes déjà la troisième personne à m'envoyer une demande de résiliation. Le magazine doit être devenu vraiment mauvais."
Au hasard des pages :
"Objet : Emmi.
Non, Emmi. Vous n'êtes pas n'importe qui. Si quelqu'un n'est pas n'importe qui, c'est bien vous. Et surtout pas pour moi. Vous êtes comme une deuxième voix en moi, qui m'accompagne au quotidien. Vous avez fait de mon monologue intérieur un dialogue. Vous enrichissez ma vie spirituelle. Vous remettez en question, vous insistez, vous parodiez, vous vous opposez à moi. Je vous suis reconnaissant pour votre esprit, pour votre charme, pour votre vivacité, et même pour votre "mauvais goût".
Roman traduit de l'allemand
Éditions Grasset (Mars 2010)
352 p.
Parution récente au Livre de Poche (Mars 2011)
348 p.