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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 06:30

Chambre-obscure.jpg

Chouette surprise que cet album ! Il y a une ambiance, une atmosphère dans ce polar historique qui ravira tout amateur de Gaston Leroux ou de notre bonne vieille Agatha Christie ! J'ai succombé au charme un brin désuet de cette enquête policière estampillée début du siècle, sous le charme surtout de cette galerie de personnages particulièrement savoureux, l'enquêteur coincé en tête !

Réjouissons-nous, Chambre obscure est un diptyque dont le dernier tome est d'ores et déjà disponible, ouf !

 

1912. La famille Dambroise vit dans une grande demeure aux portes de Paris. Simon, le père, possède une entreprise de textile florissante. A la fin de ses journées de travail, il retrouve sa femme, Edmée, bien souvent claquemurée dans sa chambre à cause de sa santé fragile, son vieux père devenu sénile qu'il héberge, et sa fille chérie, Séraphine, toujours plongée dans ses livres. Séraphine se rêve aventurière, à l'image de sa tante Alma qu'elle voit comme un modèle, Alma qui bouscule les conventions encore étriquées en ce début du siècle en se voulant l'égale des hommes...

Et justement, Alma est de retour, après cinq ans d'absence, cinq longues années où elle n'a pas revu son frère et sa nièce. Les deux femmes sont très différentes, Alma brûle la vie par les deux bouts, Séraphine, elle, ne vit l'aventure que par procuration à travers ses lectures. Pour elle, Alma est le prototype même de l'héroïne de roman. Et pour cause : Alma conduit une voiture, est bien décidée à apprendre à piloter un avion, tire au pistolet, une vraie féministe avant l'heure !

Mais une nuit, alors que toute la maisonnée est endormie, des cambrioleurs pénètrent par effraction dans la demeure et dérobent trois tableaux de famille, des tableaux apparemment sans valeur représentant des ancêtres de la famille. Dès le lendemain, l'inspecteur Alcide Leblanc se rend sur les lieux, très vite, deux des trois tableaux seront retrouvés chez un receleur, le troisième, lui, a disparu...

 

J'ai vraiment beaucoup aimé, à vrai dire, je savais avant même de l'ouvrir que cette BD allait me plaire. Rien que l'objet-livre est très beau : un format un peu plus grand que la normale, un papier de qualité, un dos toilé, bel objet, vraiment. Dès les premières planches, le lecteur est plongé dans cette ambiance très old-fashioned du début du siècle, le graphisme et les couleurs utilisées par Cyril Bonin n'y sont pas étrangers d'ailleurs... Et puis il y a l'enquête policière, son inspecteur très typé et plutôt taiseux, ses suspects, ses indices, c'est classique certes, mais ça tient la route et le suspense est savamment maintenu. Coup de coeur également pour les personnages féminins : Séraphine la lectrice compulsive qui ne sort pas le nez de ses bouquins et fait des descentes régulières en librairie et Alma, son opposé, garçon manqué à la féminité assumée qui rue dans les brancards, un drôle de duo ! Les autres personnages sont tous très bien campés, y compris les "seconds rôles", ce qui contribue à rendre l'intrigue crédible. Bref, la mise en place est impeccable dans ce premier tome, l'enquête, elle, se poursuivra dans le dernier tome, l'inspecteur Alcide Leblanc aux commandes... Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !

 

Le blog de Cyril Bonin

 

La Bande annonce du Tome 1

 

CO 3

CO 4

CO 5

© Bonin/Dargaud

 

Éditions Dargaud (Mars 2010)

48 p.

 

C'était ma BD du mercredi !

Chez Mango et chez les autres !

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16/20

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 06:30

Nagasaki-copie-1.jpgCe petit roman m'intriguait depuis un bon moment déjà. Couronné par le Grand Prix de l'Académie Française en 2010, sa sortie en poche tombait à point nommé pour la piètre lectrice que je suis en ce moment : un roman court, vite lu, à l'atmosphère somme toute assez particulière...

Au bout du compte, cette lecture m'a fait du bien, c'est un livre dans lequel on pénètre comme sur la pointe des pieds et dont on ressort un brin troublé...

 

Shimura-san est un homme seul qui mène une vie droite et sans surprises. Météorologue de métier, toutes ses journées se ressemblent et il a prit son parti d'être invisible aux yeux de la plupart des gens qui l'entourent. Shimura-san ne déborde pas du cadre qu'il s'est lui-même fixé, une vie ordonnée, disciplinée, sans fioritures, sans aspérités qui ma foi lui convient très bien. Sa maison est à son image, lisse et bien rangée, chaque chose à sa place, au millimètre près.

Puis l'impensable, le grain de sable dans cet engrenage si bien huilé : des objets qui semblent s'être déplacés, une bouteille de jus de fruits au niveau curieusement bas, un filet de poisson qui se volatilise, des yaourts qui manquent dans le frigo... Si la maison n'est pas hantée, c'est que quelqu'un se sert et que ce quelqu'un a pénétré par effraction chez lui. Inconcevable. Une idée qui le révulse et qu'il assimile ni plus ni moins à un viol. Dès le lendemain, Shimura-san fait l'acquisition d'une webcam qu'il installe dans sa cuisine. De son bureau, il pourra donc épier son domicile et peut-être bien prendre l'intrus sur le fait. L'attente n'est pas bien longue, très vite, une silhouette se déplace à l'écran, une femme, plus très jeune, évolue tranquillement dans l'appartement comme si elle se trouvait chez elle...

 

Eric Faye nous apprend en préambule que ce roman est tiré d'un fait divers japonais qui avait fait grand bruit en 2008. Et on comprend pourquoi. Si le personnage de Shimura-san ne m'a pas plus enthousiasmé que cela, j'avoue avoir été fascinée par le destin de cette femme dont on ne connaîtra jamais le nom. Une femme qui finalement ressemble beaucoup à l'homme dont elle partage en quelque sorte le quotidien : une femme seule à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, une femme qui trouve un refuge providentiel dans cette maison qui n'est pas la sienne. Une femme qu'on aime d'emblée et qu'on aimerait connaître plus. Mais le récit est court et finalement on ne saura pas grand chose d'elle. Si j'ai pu le regretter au départ, je me dis que c'est peut-être une bonne chose que l'auteur ne se soit pas trop attardé sur des détails. Le récit va à l'essentiel, suggère plus qu'il ne dit et finalement nous en apprend beaucoup sur ces deux personnages...

Contrairement à de nombreux lecteurs avant moi, j'ai aimé la fin du roman, je l'ai même trouvée belle. Alors oui, ne vous attendez pas à un suspense ébouriffant en vous lançant dans cette lecture où finalement il ne se passe pas grand chose. L'essentiel est ailleurs, le récit est subtil, l'histoire originale, le propos intelligent, et à aucun moment on ne s'ennuie... Que demander de plus ?

Une bien jolie surprise qui me donne envie de poursuivre ma découverte de cet auteur...

 

Les avis de Cynthia, Calepin, Choco, Cachou, Mango, Jérome, Calypso, Canel, Géraldine, Zarline, Cathulu, Bénédicte, Enna, Kathel, Cathe, Alinéa, EstelleCalim, L'encreuse, Nadael...

 

Bonus : l'interview de l'auteur par Géraldine

 

Premières phrases : "Il faut imaginer un quinquagénaire déçu de l'être si tôt et si fort, domicilié à la lisière de Nagasaki dans son pavillon d'un faubourg aux rues en chute libre. Et voyez ces serpents d'asphalte mou qui rampent vers le haut des monts, jusqu'à ce que toute cette écume urbaine de tôles, toiles, tuiles et je ne sais quoi encore cesse au pied d'une muraille de bambous désordonnés, de guingois. C'est là que j'habite. Qui ? Sans vouloir exagérer, je ne suis pas grand-chose. Je cultive des habitudes de célibataire qui me servent de garde-fou et me permettent de me dire qu'au fond, je ne démérite pas trop."

 

Au hasard des pages : "Mais aujourd'hui, ceinture de chasteté ou autre lien du mariage, la caméra n'est rien de tout cela. De l'intérieur du buffet vitré auquel je l'ai greffée, elle dévoile un panorama glaçant sur ma solitude et me donne des frissons si je m'y attarde. Heureusement, le téléphone sonne et un collègue me consulte, j'affine des cartes de météo marine : mon métier consiste à sauver des pêcheurs par anticipation, de Tsushima-to à Tanega-shima et plus loin encore. A mesure que la matinée avance, les cigales persévèrent. Je suis une pelote de nerfs ensorcelés par les cigales. Elles feraient avouer n'importe quel suspect. L'appartement n'avoue toujours rien." (p.22)

 

Éditions J'ai Lu (Octobre 2011)

94 p.

Par Noukette - Publié dans : Littérature française
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:30

L-ile-au-30-cercueils.jpg

 

Je lis peu en ce moment, très peu même... Pourtant j'ai craqué pour ce bel album, l'adaptation très libre du roman de Maurice Leblanc par Marc Lizano surtout connu pour son adaptation en feuilleton télévisé en 1979. Un roman où Arsène Lupin ne fait qu'une très courte apparition et qui a d'ailleurs été zappé pour l'adaptation. Point d'Arsène Lupin ici donc mais une héroïne qui crève les planches comme elle avait crevé l'écran à l'époque sous les traits de Claude Jade. On sent l'admiration de Marc Lizano pour la série télé, son adaptation lui est d'ailleurs très fidèle, tant dans l'ambiance que dans le déroulement de l'intrigue très calqué sur le mode "feuilleton". Une construction réellement originale.

 

"Dans l'île de Sarek, en l'an quatorze et trois,

Il y aura naufrages, deuils, crimes,

Flèches, poison, gémissements, effrois,

Chambres de morts, quatre femmes en croix,

Pour les trente cercueils, trente victimes."

 

L'île aux 30 cercueils c'est l'histoire d'une femme, Véronique d'Hergemont, qui tente quatorze ans après les faits de connaître enfin la vérité sur la disparition inexpliquée et la mort probable de son père et de son jeune fils, une disparition tragique qui l'avait fait quitter son mari, le comte Alexis Vorski... D'autant plus tragique que son fils avait en fait été enlevé par son grand-père et que tous deux avaient vraisemblablement péri noyés en tentant de regagner l'île de Sarek...

Des éléments troublants refont surface et la quête de Véronique la mènera jusqu'à cette fameuse 'île bretonne battue par les vents, surnommée l'île aux 30 cercueils. Là, elle fera la rencontre d'Honorine, qui n'est autre que la nourrice de son fils François, bel et bien vivant ! Les "retrouvailles" seront bien plus sanglantes que ce qu'aurait pu imaginer Véronique... L'île est-elle maudite comme le sous-entend cette vieille légende celtique ? Véronique est-elle le jouet d'une terrible malédiction ? Quand est-il de cette étrange prédiction annonçant trente victimes dont quatre femmes mortes crucifiées ?

 

Du bel ouvrage que cet album. Marc Lizano a admirablement bien rendu l'ambiance "feuilleton", découpant son histoire en 6 chapitres qui tiennent le lecteur en haleine et entre lesquels s'intercalent toute une foule d'informations "bonus" : à la manière d'articles de journaux, l'auteur distille ici et là des compléments que j'ai personnellement savouré tout autant que l'histoire elle-même. Biographie de Maurice Leblanc, genèse du roman, perte du manuscrit original et réécriture "à la va-vite" d'une fin différente par l'auteur, on en apprend de belles ! Il est bien évidemment également question de l'adaptation télévisuelle et de son actrice principale que les aficionados n'auront pas oublié. Ces petits encarts sont savoureux.

J'ai vraiment beaucoup aimé cet album, riche, intelligent, maîtrisé, parfois complexe mais sacrément original je le répète. Le dessin et la mise en couleurs sont également une réussite. Du sépia, des gammes étendues de gris et de blanc et quelques rares touches de rouge, trois couleurs qui suffisent à rendre l'ambiance angoissante, étrange et profondément mystérieuse ce qui tranche finalement avec le côté assez naïf du dessin...

Je n'ai pas lu le roman de Leblanc mais curieusement je suis presque sûre d'avoir visionné quelques épisodes de l'adaptation télé. Cette histoire m'était familière, et la chute, bien que plutôt inattendue, ne m'a pas réellement surprise. Cela n'a en rien gâché mon plaisir. Une bien jolie découverte !

 

A noter que Marc Lizano sera présent au festival d'Angoulême où il dédicacera L'île aux 30 cercueils sur le stand des éditions Soleil du 27 au 29 janvier 2012.

 

Les 7 premières planches de l'album

 

 

 

Éditions Soleil (Novembre 2011)

Collection Noctambule

96 p.

 

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16/20

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 06:00

Le-montreur-d-histoires.jpgZidrou ne cessera jamais de m'étonner... Plus connu pour être le "papa" de l'élève Ducobu, il avait su me prendre au dépourvu avec la très belle histoire de Lydie, un de mes coups de coeur de l'année dernière. Avec Le montreur d'histoires, Zidrou montre une nouvelle facette de son talent, difficile de rester indifférent à ce conte à la fois tendre et terriblement cruel qui sort réellement des sentiers battus...

 

"- Tu racontes beaucoup de mensonges,

"Il était une fois"!

 

- Oui, mais mes

mensonges à moi,

ils sont beaux."

 

Quelque part en Afrique. C'est l'évènement au village : "Il était une fois" est revenu ! Avec sa vieille roulotte brinquebalante, le voilà à nouveau avec son petit singe tout blanc, ses marionnettes, ses contes merveilleux et ses personnages fascinants. Tout le monde se presse pour écouter l'artiste, sauf Mamina, trop vieille et trop malade pour faire le déplacement. Qu'importe, sa petite fille Fatou ira voir le spectacle, même si elle craint de ne pouvoir tout lui raconter à son retour... Curieuse, elle attendra la fin de la représentation pour se montrer au marionnettiste, à sa grande surprise, elle constatera que celui ci n'a plus de mains...

Ce n'est pas une maladie qui les lui a rongées, non... Même si la démarche est douloureuse,"Il était une fois" a choisi de revenir à l'endroit même où sa vie a basculé. Ici, il a laissé Mariam, mariée à un homme qu'elle n'a pas choisi et qui la maltraite, un homme qui est maintenant à l'agonie. Ici, Salif le chef de la police auto-proclamé y règne en tyran et contrôle les faits et gestes de tout un chacun. Pas de place pour le rêve, pas de place pour les raconteurs d'histoires, rêver est un délit... "Il était une fois" n'a pas respecté la "loi", il l'a payé de ses deux mains, a dû apprendre à construire et manipuler ses marionnettes avec les pieds. Cette fois, il risque de payer le prix fort pour avoir osé récidiver...

 

le_montreur_dhistoires_1.jpg

 

Quelle étrange histoire ! Tout démarre comme un joli conte pour enfant et très vite, le lecteur bascule dans la tragédie la plus totale et la plus injuste qui soit. Qu'il est émouvant ce raconteur d'histoires, habité, déterminé, fonceur mais toujours rêveur, il continue de croire en sa vocation : raconter des histoires, coûte que coûte, quel qu'en soit le prix... Résister, croire aux pouvoirs de l'imagination, un bien joli rêve il est vrai...

Quelle étrange histoire oui, déstabilisante, émouvante, à la fois atroce et terriblement poétique. On sourit, on est émus, étonnés parfois, choqués souvent par la violence du propos et des images. Zidrou nous fait ressentir tout un tas d'émotions et il faut avouer qu'il est plutôt doué pour ça. "Il était une fois" est le fil rouge du récit mais l'auteur donne tour à tour la parole à de nombreux habitants du village. Le lecteur fait alors connaissance avec d'autres destins, des portrait parfois très durs, des tranches de vies brisées. Et tout cela est très cohérent. Très fort. Le tout magnifiquement mis en images par le dessin de Raphaël Beuchot, un dessin vif et coloré, affirmé. Une belle réussite et une réelle surprise pour moi que cet album !

Le montreur2

© Zidrou/Beuchot/Le Lombard

 

Éditions du Lombard (Mai 2011)

97 p.

 

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17/20

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 06:00

Voyage-aux-iles-de-la-desolation.jpg

N'ayons pas peur des mots, cette bande dessinée est un pur chef-d'oeuvre ! A la base, on ne peut pas dire que je sois une fan absolue des récits de voyages, en images ou pas. Je n'ai pas un esprit d'aventurière même si les grands espaces m'attirent...

Et cet album m'a scotchée dès les premières planches. Il y a une force incroyable dans les dessins d'Emmanuel Lepage, un vrai talent, magnifique, vraiment.

Pour la petite histoire, j'ai déposé cet album sous le sapin à Noël, il n'était pas pour moi donc. Je ne l'avais pas acheté à l'aveuglette, quelques beaux avis des copinautes du mercredi, plusieurs lectures debout dans les allées des librairies et la certitude que cet album allait plaire. Et ce fut le cas. L'album a circulé de mains en mains... et je me le suis approprié dès le lendemain pour le dévorer en entier cette fois. Une chose est sûre, je vais me l'offrir, il me le faut dans ma bibliothèque....

 

En mars et en avril 2010, Emmanuel Lepage est parti. Lui qui n'avait jamais pris la mer se retrouve embarqué à bord du Marion Dufresne au départ de Saint Denis de la Réunion, direction les Terres Australes et Antartiques Françaises (TAAF), une véritable expédition vers les fameuses îles de la Désolation, Crozet, Amsterdam, Saint Paul et Kerguelen, îles sauvages, perdues, sur lesquelles ne vivent que des scientifiques. En mission pendant plusieurs mois voire pendant plus d'une année, ces scientifiques vivent dans leur monde, leurs seules "visites" étant les passages du Marion Dufresne qui ravitaille les îles en vivres...

 

Et Emmanuel Lepage va tout voir, tout vivre, tout peindre, tout dessiner. La mer bien sûr, la nature, presque toujours hostile, les animaux, véritables seigneurs de ces îles, mais aussi et surtout les hommes. Ceux pour qui la mer est une passion, ceux qui en vivent, ceux qui l'aiment mais qui la subissent souvent. Le récit est ponctué d'une foule de petits portraits de ces hommes dont il va partager le quotidien et qu'il va apprendre à connaître, les scientifiques, les chercheurs bien sûr... mais aussi un photographe, un cinéaste... et un dessinateur, entre autres. 

Le carnet de voyage rend magnifiquement toutes les émotions, tous ces mouvements, toute cette vie à bord. Et que dire des îles... On ne peut qu'être subjugué par la beauté des dessins de Lepage, à la fois travaillés et croqués à la va-vite. Tout y est harmonieux et pourtant cohabitent plusieurs techniques, du noir, du blanc, des aquarelles, des peintures, des croquis, parfois juste des esquisses. Le regard est toujours juste, le résultat est toujours bluffant. Un régal pour les yeux. Un travail incroyable. Vraiment de toute beauté !

 

N'ayant plus la bande dessinée sous les yeux, j'avoue avoir un peu hésité à écrire ce billet. Peur de ne pas lui rendre justice. Peur de ne pas savoir en parler. Et pourtant, il serait vraiment dommage que vous passiez à côté d'une telle merveille. Encore maintenant, j'ai plein d'images en tête, tant ce reportage au bout du monde est absolument somptueux.

Mon premier gros coup de coeur BD de cette année ! A découvrir d'urgence !

 

Les avis de Choco, Emmyne, Yaneck, Miss Alfie...

 

Voyage_1.jpg

 

VOYAGE_ILES_DESOLATION_p8_w.jpg

 

Voyage2.jpg

 

Voyage1.jpg

 

Éditions Futuropolis (Mars 2011)

160 p.

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19/20

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 16:31

Avec un p'tit peu de retard, voici le première Ronde des Livres de l'année

avec mes complices Hérisson et Liyah !

 

Cette semaine, zoom sur une collection qui fait fureur

auprès de mes deux loulous !

Une redécouverte pour le "grand" qui apprécie maintenant de les lire

à sa petite soeur qui ne s'en lasse pas !

 

Badaboum le lion Chtok-Chtok-le-chameau.gif Frout-Frout-le-cochon.jpg

Schlouff-le-crocodile.jpg Toc-la-poule.gif Tougoudou-l-escargot.gif

Collection La p'tite étincelle - Editions Frimousse

Edouard Manceau

 

Tous les soirs, nous enchaînons ces lectures, oui, tous les soirs ! Ces petits livres cartonnés font donc... un carton ! Et honnêtement, on ne peut que comprendre ce succès, les livres sont attractifs, colorés, petits, très maniables par les petites mains, les textes sont très courts et le vocabulaire utilisé très simple. Cerise sur le gâteau, le principe est absolument génial !

 

Pourquoi Badaboum le lion a-t-il une crinière ? Pourquoi Chtok-Chtok le chameau a-t-il deux bosses ? Pourquoi Frout-Frout le cochon a-t-il une queue en tire-bouchon ? Pourquoi Schlouff le crocodile est-il tout vert ? Pourquoi Toc la poule a-t-elle une crête ? Pourquoi Tougoudou l'escargot a-til une spirale sur sa coquille ?

 

Eh bien Edouard Manceau a la réponse, et cette réponse est toujours drôle, inventive et inattendue ! Un petit accident, un problème à régler ? Hop, une aide extérieure particulièrement précieuse (princesse, musicien, génie...) et le tour est joué ! En prime, on aura aussi l'explication du prénom de l'animal, il est fort ce Manceau !

 

Nous on adore, avec une préférence pour Frout-Frout le cochon et son amour des livres, Toc la poule maladroite et Badaboum le lion facétieux ! Un must !

 

Éditions Frimousse

Collection La p'tite étincelle

Une vingtaine de titres disponibles

 

Ronde des Livres

Rendez-vous dans 15 jours

pour une nouvelle Ronde des Livres !

 

challengealbumbig1

Par Noukette - Publié dans : Albums - Communauté : Challenge Je lis aussi des Albums
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 06:30

swapnouvelan2012.jpgQuand miss Hérisson a relancé son célébrissime Swap Nouvel An, je n'ai pas résisté bien longtemps ! D'abord parce que c'est mon tout premier Swap ! Avouez que l'idée de démarrer l'année de cette façon était particulièrement alléchante ! D'autant plus qu'on pouvait, si on le souhaitait, choisir son binome... L'occasion rêvée de gâter ma copine Blueverbena que je vois bien trop peu !

 

Ce fameux colis devait contenir... des livres, bien entendu, mais pas n'importe lesquels : un livre sur le thème du temps et un coup de coeur de l'année 2011. Ajoutez à cela un agenda ou un calendrier, quelques petites douceurs, une idée de bonnes résolutions... et le tour est joué !

Après moult péripéties et ratages de facteurs, j'ai fini par récupérer mon colis au retour des vacances en affrontant les frimas de l'hiver, pluie et vent compris ! Ouf ! Petit trajet retour (en courant...) de la poste à la maison et hop déballage consciencieux de la bête !

 

Swaps 7146

Rhoooooooooo !

 

Blueverbena connaissant mon impatience légendaire a zappé le papier cadeau, en même temps, c'est pas plus mal ! Il m'a fallu farfouiller au milieu de tous un tas de zigouigouis pour révéler toutes ces petites merveilles !

 

Tout d'abord, les livres :

 

Swaps-7147.JPG

 

Pour commencer, le coup de coeur ultime de la miss :  

Vertige de Franck Thilliez ! Chouette ! Voilà un auteur découvert il y a peu et qui a le don de me coller d'angoisse à mon fauteuil !

Puis, pas un mais deux livres autour du temps :

les deux premiers tomes de la tétralogie de Mons Kallentoft, Hiver et Eté ! Du polar suédois donc, miam ! De quoi frissonner d'horreur sous la couette, paaaaaaaarfait !! (On notera que la miss aime le polar..., ça tombe bien, moi aussi !)

 

Et on continue avec...

 

Swaps 7148 Swaps-7151.jpg

Hé hé... En voilà une qui me connaît bien !

 

Nous avons donc un calendrier plutôt malin puisqu'il sert aussi de livre de cuisine ! Une recette par jour à détacher... et à réaliser tant qu'à faire ! Pour l'avoir feuilleté, la paresseuse que je suis se sent d'attaque, les recettes sont bien évidemment de saison et tout à fait faisables par une maladroite comme moi !

 

Dans un tout autre registre... un carnet coquin d'invitations sexy by Clara Morgan (je vous ai dit que la miss me connaissait bien hein...?). Le principe est simple : on choisit l'un des chèques et on le glisse discrètement (ou effrontément dans le caleçon...) à son partenaire... Voilà qui promet des soirées épicées, en même temps, c'est l'hiver, il faut bien se réchauffer ! Et je dois dire que madame Morgan est plutôt bien inspirée, jugez plutôt :

 

"Bon pour... faire l'amour les yeux bandés"

"Bon pour... une fessée érotique et autres punitions"

"Bon pour... un quick sex là, tout de suite"

"Bon pour... m'exciter rien qu'avec des mots"

 

J'en passe et des meilleurs !

Peut-être, bientôt, et seulement si vous êtes trèèèèès sages...

une mise en "pratique pour le mardi c'est permis de maîtresse Stéphie !

 

Et pour finir en beauté, quelques petites friandises à se mettre sous la dent :

 

Swaps-7149.JPG

Soyons honnête... il n'en reste plus grand chose...!!

 

Une délicieuse plaquette de chocolat suisse au miel et aux amandes et les tout nouveaux Tic-Tac à la fraise, ceux qui me connaissent savent que je suis complètement accro aux Tic-Tac, qui je le rappelle doivent im-pé-ra-ti-ve-ment être mangés par deux, un de chaque couleur, j'y tiens !!

 

Un grand merci à toi ma jolie pour toutes ces jolies surprises !

Tu ne t'es pas trompée, tout me plait !

J'ai été ravie de partager avec toi ce tout premier Swap,

je suis sûre qu'il y en aura d'autres !!

 

Et un grand merci à miss Hérisson pour toute cette organisation,

tu es une vraie mère Noël !!

 

Vivement l'année prochaine !!

Tous les colis sont répertoriés ici, qu'est-ce qu'on a été gâtées !

Par Noukette - Publié dans : Vie du blog
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 06:30

La-balade-de-yaya-1.jpgLors du Salon de Montreuil de décembre, je me suis dirigée vers le stand des éditions Fei dans l'espoir d'y rencontrer le scénariste de cette bien jolie série dont on m'avait vanté les mérites. Les "tentateurs" (ils se reconnaîtront !) ont bon goût et ont bien eu raison de me conseiller d'y jeter un oeil. Je suis repartie ravie de cette sympathique rencontre avec l'auteur, chaleureux, accessible et sincèrement attaché à ses personnages. Et je le comprends. Dès les premières planches, j'ai su que j'allais me plaire dans cet univers, j'ai su, très vite que j'allais suivre Yaya et Tuduo dans leur balade extraordinaire...

 

Shangai. 1937. Alors que la Chine est envahie par le Japon, deux enfants que tout oppose sont sur le point de vivre une incroyable aventure..

Tuduo est orphelin. Enfant des rues, il gagne sa vie en faisant l'acrobate dans l'espoir de faire rire les passants et de récolter quelques pièces qui tomberont aussitôt dans l'escarcelle de l'ignoble Zhu. Exploité, il décide de prendre son destin en main, il est urgent de fuir. Mais avant cela, il doit mettre à l'abri son jeune frère Xiao pour le soustraire à la violence qui lui est promise.

Yaya est la fille d'un couple d'aristocrates qui ne quitte jamais son oiseau apprivoisé prénommé Pipo. Elle habite une somptueuse maison dans la concession française de la ville. Passionnée par la musique, elle s'apprête à passer un concours de piano qui revêt une importance capitale à ses yeux. Aussi, quand sa mère lui apprend qu'elle ne pourra pas s'y rendre, le monde de Yaya s'effondre. Dehors, le danger est bien réel mais Yaya n'accepte pas de voir ses rêves partir en fumée. Elle se rendra à son concours de piano, coûte que coûte, même si sa famille doit prendre le bateau dès le lendemain pour fuir la ville en guerre, même si les soldats envahissent la ville, même si les bombes commencent à pleuvoir...

 

La balade de Yaya est un petit bijou qui nous transporte dans un univers coloré qui n'est pas sans rappeler les films de Miyasaki. C'est un réel plaisir de suivre ces deux enfants dans leur fugue, les planches sont de toute beauté et les couleurs choisies rendent à merveille les différentes atmosphères rencontrées : les couleurs chaudes expriment parfaitement la douceur et le confort de la grande maison familiale de Yaya, sorte de cocon ouaté à l'abri du danger. A l'inverse, le gris envahit la ville assiégée et menacée, tout comme il prédomine dans le taudis qui sert de refuge au jeune Tuduo... Le tout est admirablement servi par des planches "pleine page" très esthétiques qui fourmillent de petits détails. L'ouvrage est beau, petit, à l'italienne, ce n'est pas la première fois que je rencontre ce type de format mais je dois avouer qu'ici il est fort bien choisi. Et ce n'est pas la seule originalité de l'ouvrage puisque que La balade de Yaya est le fruit d'une collaboration entre un scénariste français et un dessinateur japonais. Chapeau aux deux artistes !

Sur le stand, je n'ai pas résisté, j'ai acheté les trois premiers tomes des aventures de Yaya et Tuduo, le sourire du scénariste et sa gentille dédicace en prime... La série comptera 9 tomes, le quatrième tome est prévu pour le mois de février... et une adaptation en dessin animé est prévu pour très bientôt. La rançon d'un succès mérité !

 

Les avis de Catherine et de Jérôme

 

yaya1.jpg

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Yaya3.jpg© Omont/Zhao/Editions Fei

 

Éditions Fei (Janvier 2011)

96 p.

 

 

 

C'était ma BD du mercredi !

Chez Mango et chez les autres !

top-bd-blogueursby Yaneck

17/20

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Littérature Jeunesse
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 06:30

Ami-amant-tout-autant.jpg

Et voilà, mon premier billet du mois tombe donc pile poil avec les lectures inavouables de miss Stéphie, j'y vois comme un signe : cette année sera synonyme de culture où ne sera pas !

Et je commence sur les chapeaux de roues avec le Passion intense le plus gnangnan qu'il m'est été donné de lire, le plus cucul, le plus niais... bref, le plus inutile qui soit !

Bon, effectivement, au vu de la couverture / du titre / du "nom" de l'auteure (rayez la mention inutile...), j'aurais du me douter que je ne tenais pas la romance du siècle entre les mains.

J'avoue : j'ai baillé d'ennui, je me suis demandé 20 fois ce que j'étais allée faire dans cette galère, j'ai eu envie de baffer l'héroïne et j'ai eu envie de foutre un bon coup de pied au derrière du héros (en ayant pris soin de lui retirer sa chemise moulante au préalable... tout de même !)

Pour finir, j'ai honteusement sauté les pages les plus fadasses (et elles sont nombreuses), repéré de mon oeil de lynx les passages les plus hot (et ils sont assez faciles à repérer je dois dire...) et atteint la dernière page en poussant en ouf de soulagement !

 

Le pitch vaut son pesant de cacahuètes : Lauren est la fille parfaite. Elle est belle, intelligente et elle peint des toiles atroces qui se vendent très bien. Le gros problème de Lauren, c'est qu'elle est amoureuse, éperdument amoureuse de son voisin over-sexy, j'ai nommé Dale Stoner, futur écrivain célèbre tentant vainement de pondre un récit inspiré des mythes antiques.... (Non, ça ne s'invente pas !)

Cinq ans que Lauren bave d'envie sur son bellâtre de voisin qui visiblement se fiche comme d'une gigne de ses jambes interminables et de sa chevelure étincelante. La poisse.

Mais la poisse ne s'arrête pas là. Dale est un tombeur, du genre à collectionner les nénettes et à faire défiler son harem sous les yeux de Lauren toute occupée à planter ses rhododendrons dans son jardin immaculé. Dale l'insaisissable, Dale le rêve éveillé, Dale l'amour de sa vie, ça elle en est persuadée.

Mais il y a un hic : Dale considère Lauren comme sa meilleure amie, et cela fait donc cinq ans que Lauren joue le jeu de la bonne copine et de la confidente tout en se mordant les doigts bien fort jusqu'au sang en comptant les nouvelles conquêtes de cette tête à claques de Dale (qui bien évidemment tente vainement d'oublier son ex qui l'a quitté et se noit donc dans le stupre, CQFD.)

Et la poisse continue : tenez-vous bien, Lauren n'a jamais connu le loup, à 25 ans, elle attend toujours le prince charmant. D'où la culture intensive de ses rhododendrons..., tout s'explique !

Voilà donc une histoire qui commence plutôt mal, même si, sans déflorer le suspense, le lecteur avisé se doute que cette histoire d'amitié va finir par évoluer en histoire de cul d'amour.

Là où Shiloh Walker fait très fort, c'est que leur première nuit torride sera noyée dans les vapeurs d'alcool. Bien dégoûté après avoir reçu des nouvelles peu réjouissantes de son ex, Dale se bourre la gueule... et c'est le moment que choisit sa belle voisine pour venir frapper à sa porte avec une boite de sablés au chocolat fait maison, rapport à une méga grosse dispute qu'ils avaient eu peu de temps auparavant (!!!!!!!!). Elle ne sera pas déçue du voyage. Dale pue le whisky mais ma foi, sa chemise est déboutonnée (vitesse accélérée du magnéto.....) et boum patatras, arrive ce qui doit arriver, THE moment tant attendu, torride et brûlant... jusqu'au moment fatidique où Dale hurle le prénom de son ex. Vie de merde.

Le lendemain, Dale n'a pas pas les yeux en face des trous et est persuadé d'avoir fait un rêve terriblement érotique. Il faut dire que peu fière d'elle, Lauren est repartie avec ses sablés sous le bras, en prenant soin d'effacer toute trace de son passage (hummm...) et de rhabiller le fautif tout en priant très fort qu'il ne se souvienne de rien. Pas question qu'elle lui ravive les souvenirs de cette nuit "atroce" où elle s'est honteusement abandonnée dans ses bras avant d'être humiliée comme il se doit. Le hic, c'est que Dale lui a laissé un petit cadeau, le genre de petit cadeau encombrant qui grandit en vous pendant 9 mois et vous empêche de dormir...

 

Quand je vous disais que c'était du lourd ! Le scénario parfait pour un film romantico-gnangnan avec Hugh Grant, film qu'on regarde avec les copines avec la boite de kleenex sur les genoux. Franchement...., il ne se passe pas grand chose, cette idiote de Lauren trouve le moyen de tomber enceinte d'un mec qui a priori ne veut pas d'elle lors de sa première partie de jambes en l'air. Soit. Dale le malotru se réveille amnésique de sa nuit torride, se rend compte que finalement sa voisine et meilleure amie n'est peut-être pas si mal, tombe du jour au lendemain amoureux d'elle... sans faire la rapprochement une seule seconde avec la fameuse nuit qu'il se rappelle par flashs. Mouais. Franchement, difficile de croire à cette histoire. Et cette abrutie de Lauren qui ne dit rien. Ces deux là m'ont profondément agacée moi ! Et puis j'ai cru entendre tout le long de cette histoire un "chabadabada" traînant et horripilant, les violons, très peu pour moi !

 

Pour le mois prochain, promis, je me lance dans La confrérie...!

Qu'on se le dise !

 

Quelques morceaux choisis...:

 

"Dale Stoner. Plus d'un mètre quatre-vingt de virilité et de charme, des muscles longs et fuselés d'athlète, des épaules carrés, une taille et des hanches minces, la démarche nonchalante d'un cow-boy. Des fossettes creusaient ses joues chaque fois qu'il souriait. Ses cheveux dorés, décolorés par le soleil, tombaient en désordre sur son front, donnant aux femmes l'irrésistible envie d'y plonger la main pour dégager son visage d'une beauté renversante. Du sex-appeal à revendre, par-dessus le marché. Lauren sentait son corps en alerte dès qu'il s'approchait à moins de trois mètres. Son coeur s'emballait, sa bouche se desséchait, les bouts de ses seins durcissaient, son entrejambe devenait moite. Dale était un rêve ambulant qu'elle voyait quotidiennement et qui la chamboulait."

 

"La femme de son rêve le harcelait. Pendant la journée, quand il travaillait, il parvenait à la reléguer dans un coin éloigné de son esprit. Mais, la nuit, elle sortait de l'ombre et venait le hanter, sans jamais montrer son visage. Une peau de femme lisse et douce occupait alors toutes ses pensées , l'odeur entêtante du musc - la note plus innocente d'un lait pour bébé ? Un corps ferme venait se presser contre le sien, exigeant, insatiable. Il se réveillait au milieu de la nuit en bandant à la limite du supportable, incapable de se rappeler quoique ce soit, son sexe tellement dur qu'il en devenait presque douloureux."

 

Éditions J'ai Lu (Août 2011)

Collection Passion Intense

285 p.

 

Mardi c'est permisTous chez Stéphie !

Qu'avez-vous lu d'inavouable ce mois ci ?

 

Challenge-AmoureuxEt une petite lecture pour le challenge amoureux

d'Irrégulière

... catégorie libre, bien entendu ! ;-)

Par Noukette - Publié dans : Le mardi c'est permis
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 15:32

Ayé, les vapeurs d'alcool s'étant un peu dissipées, c'est à mon tour de vous souhaiter à tous une bonne année 2012, remplie de ce que vous voulez en quantité industrielle (c'est mon côté grand seigneur, ne me remerciez pas...) même si le chat fait ça bien mieux que moi !

 

Meilleurs-voeux-chat.jpg

 

Pour cette année, je vais honteusement copier ma copine Sara qui est décidément au top et prendre une fois n'est pas coutume mes bonnes mauvaises résolutions... C'est bien connu, il n'y a pas plus chiant inutile que les bonnes résolutions donc cette année :

 

1- Je vais continuer sans honte aucune de manger le Nutella à la petite cuillère tout en accusant les enfants d'en manger en douce pour répondre aux questions sournoises de l'homme... et tout en me demandant pourquoi je ne rentre plus dans mon slim en 38...

 

2- Je vais arrêter d'essayer d'être la mère parfaite et laisser les monstres mes adorables enfants s'abrutir se divertir devant des DVD hautement pédagogiques tels que Petit Ours Brun ou Cars 150 fois d'affilée...

 

3- Je vais abuser utiliser les services de la baby-sitter plus souvent pour aller m'encanailler faire des choses absolument incroyables pour la desesperate housewife que je suis comme aller au cinéma ou au resto avec l'homme, et rentrer avec la paire d'escarpins à la main en hurlant "Chuuuuuut" dans l'entrée quitte à passer pour une dingue devant la baby-sitter sus-citée...

 

4- Je vais continuer à lire de tout et n'importe quoi, passer plus de 3 semaines sur un roman et ne chroniquer presque que des BD et des albums parce que j'aime ça !

 

5- Je ne vais plus m'arracher les cheveux parce que mon blog végète pendant plusieurs jours. Parfois l'hibernation a du bon !

 

6- Je vais faire une overdose de "Passion intense" et autres lectures inavouables pour les mardis coquins de ma Stéphie préférée, d'abord parce que ce rendez-vous est le plus cul culte de la blogosphère et puis surtout parce que c'est drôlement bon !!

 

7- Je vais tenter d'apprivoiser ma toute nouvelle liseuse et la gonfler à bloc de romances en VO et autres lectures absolument indispensables... PS : je cherche toujours un surnom à la dite liseuse qui pour l'instant se prénomme Kobo, pas très sexy tout ça...

 

8- Je vais tenter d'arrêter de dépenser les sous que je n'ai pas en livres, encore des livres, toujours plus de livres, sacs, chaussures, froufrous, choses qui brillent, à paillettes... mais je sais déjà que c'est impossible... Pauvre de moi !

 

9- Je vais continuer de mettre des points de suspension partout... au détriment de toute logique grammaticale... et quitte à faire se hérisser les poils des puristes !

Parce que les points de suspension... c'est beau !

 

(...)

 

Bon, avec tout ça, 2012 promet d'être une année frétillante et chatoyante (oui, j'aime beaucoup ces adjectifs, bien trop peu utilisés à mon goût...!)

 

coeur-livre1

Elle est pas belle la vie ?

Par Noukette - Publié dans : Vie du blog
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