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Mercredi 19 juin 2013 3 19 /06 /Juin /2013 01:00

L-etranger.gifOserais-je dire que j'ai préféré cette adaptation à l'original...?

Oui, j'ose. Je n'ai pas gardé un souvenir impérissable du célèbre roman d'Albert Camus il faut bien le dire, lecture trop ancienne peut-être...

 

J'ai pris un immense plaisir à (re)découvrir ce classique sous les pinceaux de Jacques Ferrandez. Une nouvelle lecture, subtile et dépouillée, bien plus qu'une simple relecture appliquée de ce roman du "cycle de l'absurde". Le tout en restant on ne peut plus fidèle à l'oeuvre originale, une gageure...

 

Finalement, c'est Albert Camus lui-même qui parle le mieux de son oeuvre...: « L’Étranger, c’est l’histoire d’un homme condamné à mort pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. » L'histoire de Meursault, insaisissable et énigmatique anti-héros... qui finit par commettre l'irréparable. L'histoire d'un homme qui vient de perdre sa mère, assiste indifférent à son enterrement après l'avoir veillé quelques heures dans l'asile de vieillards dans lequel elle croupissait. L'histoire d'un homme qui assiste indifférent à sa propre "histoire d'amour" avec Marie. L'histoire d'un homme qui en tue un autre, aveuglé par le soleil... L'histoire d'un homme qui finalement paiera plus pour son absence totale d'émotions que pour ces 5 balles tirées à bout portant...

 

ferrandez_1_0.jpg

 

Ce qui surprend d'emblée dans la vision de Ferrandez, c'est cette sensation de chaleur étouffante. Dès les premières planches, le lecteur, comme le héros sont écrasés par un soleil plombant jusqu'à la nausée. Il faut dire que l'auteur des Carnets d'Orient sait de quoi il parle... Étonnante aussi cette alternance de dessins de facture "classique" et d'aquarelles lumineuses, magnifiques respirations dans le récit. Étonnant et criant de vérité ce Meursault refusant de feindre une affliction qu'il ne ressent pas...

 

Une adaptation brillante et de toute beauté ! Un magnifique hommage de Ferrandez à cet auteur qu'il aime tant et à cette Algérie qui l'a vu naître. Une évidence en somme...

 

Une lecture que j'ai encore une fois le plaisir de partager avec Jérôme (grâce à qui je remets doucement le pied à l'étrier en cette période de disette blogueste...!)

 

L'avis d'Hélène

 

L_etranger-page.jpg

© Ferrandez / Gallimard

 

Éditions Gallimard (Avril 2013)

Collection Fétiche

134 p.

 

 

 

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19,5/20 

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 00:05

album3.jpgAnuki est de retour ! Après avoir affronté des poules plus que moqueuses et des castors un brin sournois, notre petit indien va devoir damer le pion à un lapin peu coopératif... et à un loup peu commode... pour le plus grand plaisir des petits et des grands !

 

C'est l'hiver. Recouverte de neige, la forêt et ses alentours devient un véritable terrain de jeu pour Anuki et ses deux amis : glissades à gogo et construction de totems de neige au programme. Mais le village n'est pas loin et bientôt, plusieurs hommes à cheval s'en éloignent armés d'arcs et de flèches. L'heure de la chasse à sonner, il est temps de ramener du gibier sous les tipis. L'amie d'Anuki est impressionnée, qu'ils sont beaux et courageux ces chasseurs aux peintures de guerre ! Qu'à cela ne tienne, Anuki aussi est fort et brave, d'ailleurs, il va le leur prouver ! Grimé et équipé comme il se doit, le voilà bien décidé à ramener un trophée au village...

 

Très vite, Anuki repère des empreintes de lapin dans la neige profonde, la belle aubaine ! Peu aguerri, notre jeune indien se laisse quelque peu débordé par le stress, ses pauvres flèches meurent mollement au pied d'un lapin qui ne paraît pas s'inquiéter outre mesure de la situation. Hautain, il attrape la dernière flèche au vol... et la brise sous les yeux d'Anuki en le transperçant de son regard noir. Lancé à la poursuite de ce lapin drôlement malin, Anuki ne s'aperçoit pas tout de suite qu'un loup inquiétant le suit à la trace...

 

Incontestablement une réussite, de loin le meilleur album de la série, et ce n'est pas mes cobayes volontaires qui me contrediront ! De l'avis de Loupinou, cet Anuki là est bien plus drôle, le personnage du lapin à l'oreille croquée remportant tous les suffrages et déclenchant des hoquets de rire...! Quant à la petite dernière, elle a décidé de tout relire dans l'ordre et le verdict est sans appel : "les poules sont drôles, les castors un peu méchants mais mon préféré c'est le lapin, il est vilain avec son oreille toute mangée mais il me fait rire !" Quant au loup, il fait ici une apparition remarquée : terrifiant avec sa balafre à l'oeil droit, bien décidé à boulotter notre petit indien, il ajoute une touche d'angoisse dans cette nouvelle aventure. Chapeau d'ailleurs à cette course poursuite absolument géniale qui s'étale sur une double page, visuellement bluffant !

 

Du rythme, de jolies trouvailles de scénario, un dessin abouti tout en finesse, un découpage audacieux et moderne, Anuki est amené à devenir un incontournable de toute bibliothèque qui se respecte !

Anuki ou le must de la BD muette ! Bouilles impayables, situations comiques diablement efficaces, inventivité à tous les étages, le duo Sénégas / Maupomé frappe fort... et on en redemande !!

 

Une lecture que j'ai le plaisir de partager avec Jérôme et Mo' avec qui je forme aujourd'hui la "team Anuki" !

Anuki-page-19.jpg

© Sénégas/Maupomé

 

Premières planches sur digiBiDi

 

Fiches pédagogiques à destination des enseignants téléchargeables gratuitement

 

Le site de Frédéric Maupomé

Le site de Stéphane Sénégas

 

 

Éditions de la Gouttière (14 Juin 2013)

40 p.

 

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by Yaneck

19/20 

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Littérature Jeunesse
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Mercredi 5 juin 2013 3 05 /06 /Juin /2013 00:30

tueurs-de-mamans-dupuis-1.jpg

Voilà donc le dernier Zidrou, premier tome d'un diptyque dont la fin doit sortir d'ici quelques jours. Ne cherchez pas son nom sur la couverture, il n'y est pas, ni celui de ses acolytes dessinateurs d'ailleurs...

Personnellement, je trouve ça plutôt efficace...

 

Zidrou revient donc au scénario avec un thriller pour ados sacrément bien fichu. Certains comparent cette nouvelle série à Seuls et je peux le comprendre. Même si le public visé est clairement plus âgé ici, on a effectivement affaire à une histoire angoissante au possible où la tension monte crescendo, une histoire un brin déroutante qui finalement plaira autant aux adultes qu'aux adolescents... et qui n'est peut-être pas à mettre entre toutes les mains...

 

Béatriz, Marie, Valentine, Kom Piu et Toronto sont des collégiennes d'une quinzaine d'années. Unies comme les cinq doigts de la main, elles se surnomment les "nonnettes". Régulièrement et en secret, elles se retrouvent en effet dans la chapelle désaffectée et condamnée de leur collège. Là, "l'ordre des petites orphelines de la Rasta Madonna" se réunit dès que possible pour souffler, être enfin soi-même... Ce qui les rapproche ? L'absence d'un père... Leur point commun ? Des mères envahissantes, infantilisantes, autoritaires et/ou rétrogrades...

Toronto, nouvelle intronisée dans la congrégation, vit mal l'homosexualité affichée de sa mère et son bonheur honteux avec Célimène... Marie ne supporte plus d'être infantilisée par sa mère qui la force encore à manger des choux de Bruxelles et qui voit d'un très mauvais oeil son addiction à la saga Harry Potter... Kom Piu porte son hijab comme un fardeau et ne s'en libère qu'à la chapelle... Béatriz est née avec un moignon au bras gauche à cause des médicaments que prenait sa mère pendant sa grossesse... Valentine a honte de la sienne, obèse...

Quand Kim Piu tombe par hasard sur le site Castigo en surfant sur le net, toutes pensent à une simple blague ou à un jeu en ligne. Le site annonce la couleur : "Ils vous tourmentent ? Nous les châtions !" et propose de "dresser ici la liste des griefs que vous avez à l'encontre de la personne que vous aimeriez voir châtiée..." Le tout en précisant la punition voulue, la date, l'heure et le lieu où l'on désire que le châtiment soit infligé... Pour rire, pour se défouler, et juste parce que ça fait du bien, les "nonnettes" jouent le jeu et remplissent le formulaire pour chacune de leur maman... Après tout, elles le méritent non...?

 

Drôlement bien ! Inattendu aussi ! Le lecteur pressent très vite que le petit jeu va tourner au drame, pas sûr cependant qu'il imagine dans quelles proportions...! Les âmes sensibles doivent-elles s'abstenir ? A mon sens non... même si certaines scènes peuvent effectivement paraître violentes. L'atmosphère est angoissante, la tension savamment orchestrée et les questions que les lecteurs (et les filles...) se posent restent évidemment sans réponses. Ce qui est sûr c'est que les adolescents vont adorer. Le ton est résolument moderne, tout comme le dessin, simple et efficace. Comme à son habitude, Zidrou excelle dans sa façon de croquer ses différents personnages et semble en connaître un rayon sur les ados qui eux ne manqueront pas de se reconnaître dans ces cinq jeunes filles bien de leur époque. Vite, la suite !!

 

Les avis de Choco, Yvan et JViel

 

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© Zidrou/Ers/Borecki

 

Éditions Dupuis (Mai 2013)

48 p.

 

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16/20 

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Littérature Jeunesse
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Mardi 4 juin 2013 2 04 /06 /Juin /2013 00:05

crazy-in-love.png

 

Pour les 2 ans du rendez-vous coquin de Stéphie, je ne pouvais pas ne pas replonger dans cette délicieuse collection qui promet "des récits courts, légers, à la trame sensuelle et croustillante..."

 

 

Je ne pouvais pas non plus ne pas lire le dernier titre de mon auteure chouchou que j'ai honteusement délaissée depuis quelques mois au "profit" de lectures somme toute assez pitoyables...

(Christian, si tu m'entends...)

 

 

Crazy in love donc, de quoi ça parle...?

 

 

"Pour clouer le bec à tous ceux qui la considèrent encore comme la sage petite Manue, Emmanuelle Tosca va ouvrir son propre sex-shop.
La jeune femme a tout prévu pour que la soirée d'inauguration soit parfaite, et délicieusement sexy.
Tout... sauf de revoir Josh. Celui qui a bercé ses nuits de fantasmes inavouables depuis l'année de ses seize ans et qui la fait toujours autant craquer. Ce qu'elle ignore, c'est que Josh, lui non plus, ne l'a pas oubliée."

 

L'idée du sex-shop, j'adore...! L'idée du vieil amour de jeunesse qui réapparaît comme par magie, j'adore aussi ! Surtout que la scène de leurs retrouvailles atteint des sommets, mais j'y reviendrai bande de petits coquins...

Ado, Manue était donc du genre à ne pas faire de vagues, à ne pas se faire remarquer... Pour tout dire, elle passait un peu inaperçue derrière ses lunettes et ses rondeurs. Tellement inaperçue qu'elle était persuadée jusqu'à maintenant que Josh, le frère de sa meilleure amie, plus âgé qu'elle, ne s'était pas rendu compte qu'elle en pinçait sérieusement pour lui. Josh, c'était le bel Adonis inaccessible, le gars sûr de lui qui collectionnait les conquêtes, celui qu'elle admirait de loin...

 

Mais Manue a grandi. Et Manue entend bien casser cette image de gentille fille qui lui colle à la peau. D'où l'idée du sex-shop... Bon, j'en conviens, la solution est plutôt radicale mais c'est ça qui est bon ! Sex-shop qui sera en fait "un endroit très spécial. Un truc entre le sex-shop et le club privé avec articles à prix soldés toute l'année et animations sexy hebdomadaires. Manue allait enfin assumer sa véritable nature, réveiller la femme sensuelle et extravertie qui n'attendait que cela depuis longtemps." En show d'ouverture, un spectacle de pole dance avec la patronne qui donne de sa personne et son amie Eden en petites tenues... sur la chanson de Beyoncé qui a donné son titre à cette nouvelle au cas où tu ne l'aurais pas compris cher lecteur de mon coeur...

Et le pole dance à Manue, ça lui fait de l'effet, ça l'excite même. "La libido de Manue avait toujours été un problème. Elle avait cette particularité, pour le moins gênante suivant les circonstances, de démarrer au quart de tour. Alors, même si elle n'était pas une vraie nympho dans le sens littéral du terme, soulager ses désirs avant qu'ils ne soient trop exacerbés était parfois urgent" à tel point qu'après une séance de répétition en solo elle n'a d'autre moyen que de sortir Noemi pour se calmer... Noemi ? C'est qui celle-là...? Un mini vibro rose fushia dont elle ne se sépare jamais, bien planqué dans son sac à main... Douze modes de vibration, trois vitesses et neuf programmes, tout un programme... Ni une ni deux, Manue est toute seule, elle s'allonge sur le sol et sort Noemi... Noemi qui est très efficace... Noemi qui la connaît par coeur...

Et qui c'est qui débarque à la boutique en plein orgasme...? La copine Eden... accompagnée du sublime Josh que Manue n'a pas revu depuis 10 ans...!! Vous visualisez la scène là ? "Dix ans sans voir Josh et voilà qu'elle venait de jouir quasiment à ses pieds.." Avouez que ça la fout mal... ou pas... C'est que le jeune homme ne pourra pas oublier cette scène de sitôt, lui qui était juste venu aider à monter des étagères... La scène a effectivement quelque chose de surréaliste : "Josh prit soudain conscience d'autre chose. Cette fille était en soutien-gorge pigeonnant, les cheveux en désordre, la bouche entrouverte et les yeux brillants, là, devant lui. Elle semblait avoir du mal à respirer normalement et, sauf erreur de sa part, elle venait de prendre son pied avec un gode vibrant." Comment dire...? J'ai trouvé cette scène géniale... et très drôle !

Je ne dévoilerai rien en vous disant que ces deux là ne vont pas que vérifier l'électricité du magasin et continuer la mise en rayon des produits avant l'ouverture du sex-shop au public... Mieux que dans tous ses fantasmes d'adolescente, Josh se révèle être "un amant inventif, endurant et incroyablement généreux" (ah oui trrrrrrèèèèèèès généreux...)

 

Je me suis régalée avec cette nouvelle savoureuse à la sauce Saubesty ! L'héroïne (alleluia..!!!!) n'est pas une godiche option nunuche, elle assume ses envies et ses pulsions et n'a rien d'une vierge effarouchée...! Josh est très graoooouuu et réserve à sa partenaire de jeux bien des surprises...

L'auteure a décidément un don pour décrire les scènes de cul d'amour, c'est audacieux,  indécent... et jamais vulgaire. La montée du désir est palpable et l'histoire d'amour est un petit plus non négligeable. Le tout dans une langue voluptueuse, sensuelle et inventive, franchement, pourquoi s'en priver ?

 

Du même auteur sur le blog : La stagiaire - Le prince égyptien - Les talents cachés du docteur Swann - Le feu de la passion

 

Le blog de l'auteure

La page Facebook de l'auteure

 

Éditions Numeriklivres (Mai 2013)

Collection Sextasy Roman

EBook au format ePUB

 

Mardi c'est permisTous chez Stéphie pour fêter les 2 ans du Premier Mardi !

Mon petit doigt me dit qu'elle nous réserve quelques surprises...

 

Et vous, qu'avez-vous lu d'inavouable ce mois ci ?

Par Noukette - Publié dans : Le mardi c'est permis
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Mercredi 29 mai 2013 3 29 /05 /Mai /2013 00:05

Chateau-de-sable.jpg

 

Étrange. Dérangeant. Et assez angoissant finalement... Mais vraiment génial !

 

Cette BD m'intriguait depuis longtemps, d'autant que j'avais littéralement adoré Pilules bleues du même Peeters qui s'associe ici à Pierre Oscar Lévy pour le scénario...

 

Mais que dire...? Que dire sur cette histoire sans trop en dévoiler ? Que dire pour garder intacte cette incroyable découverte que l'on fait au fil de la lecture ? Parce qu'il faut bien le dire, ce qui arrive aux personnages de Château de sable est terrible et complètement inconcevable, le genre de chose qui n''arrive (heureusement...) jamais, où alors dans vos pires cauchemars...

 

Imaginez deux familles, venant passer la journée à la plage, au soleil. Imaginez des enfants qui s'amusent, jouent dans le sable, barbotent dans la mer. Et puis imaginez qu'une chose inimaginable se produise... à tel point qu'aucun des protagonistes ne comprend ce qui lui arrive. Imaginez que tous ces personnages, devenus les "pions" d'un destin qui les dépasse, doivent cohabiter dans un huis clos complètement improbable... Avec tous les conflits que cela peut engendrer... Imaginez enfin que le "piège" se referme sur eux...

 

Vous n'avez rien compris..? Normal... Cela dit, pas dit que vous ayez les réponses aux innombrables questions que vous ne manquerez pas de vous poser à la lecture de cet album. Et que vous continuerez d'ailleurs de vous poser en le refermant... Car le mystère restera entier.

Rien de rationnel ici, vraiment rien. Impossible pour les personnages (et pour le lecteur...) à qui tout échappe de se raccrocher à une quelconque réalité, à du solide... On bascule petit à petit dans le fantastique, sans rien y comprendre. Et il faudra bien l'accepter...

Alors que faire quand tout ce que l'on connaît et tout se qui nous rassure n'a plus lieu d'être ? Quand tous nos repères disparaissent ? Et quand la réalité, inéluctable, apparaît dans toute sa cruauté ? Peut-être rien finalement, si ce n'est profiter de la vie tant qu'il en est encore temps...

 

A découvrir, vraiment !

 

Les avis de Choco, Mo', David, Lunch, SoukeeYvan, Yaneck... Canel est passée à côté...

 

Le site de l'auteur

 

chateau_de_sable_image1.jpg

  © Peeters / Lévy

 

Éditions Atrabile (Octobre 2010)

Collection Bile blanche

100 p.

 

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18,5/20 

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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Mardi 28 mai 2013 2 28 /05 /Mai /2013 00:05

phare-des-sirenes

 

 

"- Mon oncle m'a raconté des dizaines d'histoires de sirènes...

Je ne savais pas que vous existiez vraiment.


- Il ne faut pas s'arrêter

à la surface des choses.

Ne crois-tu qu'à ce que tu vois ?

Arrête-toi un instant...


Regarde cet océan,

il existe et tu crois le connaître,

et pourtant,

tu en ignores totalement les secrets.

Le monde n'est qu'un grand mystère..."


 

Impressionnant de beauté et réellement indispensable...

 

Tout est grand dans cet album... Son format, l'histoire d'amour qu'il raconte de façon si pudique, si sensible et si belle, les émotions qu'il procure... Ce phare perdu dans l'immensité bleue... Et cette Grande guerre en toile de fond...

 

Ange est gardien de phare, c'est lui qui nous raconte son histoire. Son visage, on ne le verra jamais, et pour cause...

Enfant, il est élevé par son oncle Yann, petit pêcheur de harengs. Perchée sur une falaise, leur petite cabane de bois domine l'océan. La vie s'écoule alors paisiblement, au rythme des histoires fantastiques que son oncle lui raconte le soir auprès du feu, des histoires peuplées de sirènes, d'îles sauvages et de marins perdus...

Par un triste jour de novembre, après une terrible tempête, la mer recrache sur le rivage les restes du bateau de l'oncle Yann et sa casquette bleue marine. Ange est à nouveau orphelin.

Le lendemain, alors qu'il scrute l'horizon à l'aide d'une longue-vue, Ange croit distinguer une main frémir au milieu des roches sombres. Pensant avoir retrouvé son oncle, Ange se précipite... et aperçoit une sirène échouée sur le rivage. Une sirène qu'il va recueillir, soigner, aimer... Une sirène qu'il va devoir abandonner pour partir à la guerre... et dont il espérera toujours le retour du haut de son phare...

 

Cet album est un véritable coup de coeur ! Une histoire d'amour belle et triste qui prend aux tripes...

Le texte de Rascal est un petit bijou tout en finesse, ciselé, poétique, bouleversant.

Les illustrations de Régis Lejonc frappent, impressionnent et imposent le respect. De véritables tableaux dont il est bien difficile de détacher le regard. A ce niveau de perfection, ça s'appelle une oeuvre d'art... C'est beau et violent, intime, tourmenté et véritablement audacieux. Sensible, sensuel et empli de douceur... Et tellement plus encore !

 

Une immense claque à découvrir d'urgence !

 

Et un coup de coeur que j'ai l'immense plaisir de partager avec Jérôme et Mo'... Je suis comblée !

 

Phare_2.jpg

 

Phare_3.jpg

 

Phare_4.jpg

 

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© Rascal / Lejonc


Éditions Didier Jeunesse (Octobre 2007)

60 p.

 

Challenge Albums 2013

 

Par Noukette - Publié dans : Albums - Communauté : Challenge Je lis aussi des Albums
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 00:05

CarnetsCerise.jpgPrénom : Cerise

 

Age : 10 ans et demi

 

Meilleures amies : Line la douce, Erica la râleuse et l'étrange Annabelle Desjardins, sa voisine écrivain

 

Passion : les livres, l'écriture, apprendre, découvrir...

 

Obsession : observer les gens, leur vie, deviner leurs secrets...

 

Rêve : devenir romancière

 

Particularités : curieuse et pleine d'imagination, adore mener l'enquête...

 

Il était une fois... Cerise, gamine gaie, inventive et espiègle. Quand elle peut s'échapper de chez elle, elle enfourche son vélo et s'empresse de retrouver la cabane qu'elle a construite avec ses amies dans les bois. Une cabane secrète qui fait office de poste d'observation depuis qu'elles ont aperçu cet homme bizarre sortant de la forêt entièrement recouvert de peinture de toutes les couleurs...

Cet homme, elles l'ont surnommé "Monsieur Mystère" et Cerise est bien décidée à comprendre son étrange manège. Pourquoi tous ces pots de peinture ? D'où vient ce perroquet bavard qui semble l'accompagner ? Et ce mur immense au beau milieu de la forêt.. que peut-il bien cacher...?

Forte des précieux conseils d'Annabelle Desjardins, Cerise joue les Sherlock, cherche des indices et récolte des témoignages... Elle n'est pas au bout de ses surprises !

 

"J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. J'adore écrire. Et j'adore lire des romans, des bd, des magazines un peu scientifiques... Ma maman m'a toujours dit que le vocabulaire était ma meilleure arme dans la vie. Avant, je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Maintenant si...

Lire, c'est découvrir, voyager, mais aussi apprendre le sens des mots et surtout apprendre à s'en servir. C'est très important pour comprendre les choses, et faire attention à ce qu'on vous dit.

Et mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leurs vies, leurs secrets. On a tous un secret enfoui au fond de nous, que l'on ne dit pas, mais qui fait ce que nous sommes. Du coup, j'essaie toujours de découvrir ce "quelque chose" quand je rencontre des gens. Je fais ça depuis toute petite, je ne sais pas trop pourquoi. Je crois que ça m'aide à mieux les comprendre..."

 

J'ai plongé dans les carnets de Cerise avec bonheur et le sourire aux lèvres ! Pendant toute ma lecture, j'ai eu dix ans et ça fait un bien fou ! L'objet-livre est de toute beauté, la mise en page originale et soignée et les illustrations somptueuses. A la fois BD et carnet intime, cet album est un joli patchwork... Au coeur de l'histoire, des "vraies" pages du journal intime couvertes de l'écriture toute ronde de la fillette, des photos, des collages, des objets récoltés ça et là au cours de l'enquête, des dessins griffonnés...

Le monde de Cerise nous ouvre ses portes, c'est frais, plein de douceur, de naïveté et de tendresse. Poétique aussi... Et c'est beau ! Tout comme cette fameuse découverte de ce qui se cache derrière ce mur... mais chuuuttt....!

 

Les avis de Faelys, Hérisson, JViel, Oli'v, Soukee, Lire pour le plaisir, Livrons-nous, Zaelle, Sabeli, Kikine...

Merci Jérôme chouchou pour cette jolie surprise, tu me gâtes trop...!

 

A lire, une interview des auteurs

cerise__p5.jpg

carnets_cerise1_planche.jpg

Les-Carnets-de-Cerise-page-29.jpg

 

 

Lire les premières planches sur DigiBidi

 

Éditions Soleil (Septembre 2012)

Collection Métamorphose

72 p.

 

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by Yaneck

17/20 

 

Challenge-petit-bac-2013.jpgEt une nouvelle participation au challenge Petit Bac

chez Enna !

Catégorie ALIMENT

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Littérature Jeunesse
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 00:05

Le-vase-ou-meurt-cette-verveine-copie-1.jpgCinquante-six ans que Zika et Joseph s'aiment d'un amour tendre et exclusif. Un amour qui reste intact après toutes ces années, toujours aussi pur, toujours aussi passionné. Des années que les vieux amants ont traversé ensemble, sans jamais se quitter une seule seconde, partageant leurs habitudes, leurs rituels rassurants...

Quand il apparaît que Zika doit se faire soigner le coeur, ils n'ont d'autre choix que de laisser leurs enfants décider pour eux. Isabelle habite seule un petit appartement à Paris mais elle est proche d'un hôpital et de spécialistes qui pourront prendre en charge sa mère. Le temps de son traitement, Zika habitera donc chez elle pendant que Joseph sera hébergé chez leur fils, Gauthier, à Monfort. Une séparation qu'ils peinent à envisager et qu'ils espèrent la plus courte possible...

 

Pour tenter d'oublier les kilomètres qui les séparent, Zika et Joseph s'écrivent. Des lettres à la fois douces et enflammées qui disent tout l'amour qu'ils se portent. Des lettres qui disent le manque... atroce, l'absence... douloureuse. Des lettres comme des bouteilles à la mer, des appels au secours...

Des lettres où se révèlent petit à petit les failles de ces enfants qu'ils pensaient connaître. Des lettres où pointent les frustrations des uns, les reproches des autres, les colères étouffées et les vieilles rancoeurs...

 

Ce roman m'a littéralement chamboulée... C'est une lecture dont on ne ressort pas indemne tant elle vient vous chercher loin...

J'ai tout de suite aimé ces deux amants, qui, au crépuscule de leur vie, s'aiment comme au premier jour. Touchant, rassurant... J'ai aimé leurs vibrantes et fougueuses déclarations d'amour, leurs petites querelles d'amoureux, leurs emportements d'adolescents jaloux pour qui l'amour ne peut être qu'exclusif... Un amour dont leur fille Isabelle s'est toujours sentie exclue... Et même si l'on sent le drame qui se noue insidieusement, on est loin de s'imaginer les dégâts que cet amour a pu engendrer autour de lui...

Oui, ce roman chamboule... Il égratigne le sacro-saint amour que se doivent parents et enfants, il remue profondément, dérange et lacère le coeur...

Il y aurait tant à dire sur ce roman qui parle magnifiquement bien de la vieillesse, du couple, de la famille, des responsabilités des uns et des autres, des souffrances contenues...

Tant à dire sur ces choix que l'on fait, cet amour que l'on croit donner et ces erreurs qui finissent fatalement par nous exploser au visage... Tant à dire sur cette cruauté, larvée, qui ne dit pas son nom...

Mais je n'ai pas les mots... Sachez seulement que ce roman est un énorme coup de coeur, rare et précieux, que je porterai longtemps en moi... Mille mercis Frédérique Martin...!

 

Une lecture que j'ai le plaisir de partager avec Lucie et Leiloona, toutes deux KO..!

 

Les avis de Stéphie, Clara, George, Laure, Jacky, Aifelle, Fransoaz, Gambadou, Sabeli, Emma, Caroline...

 

Le site de l'auteure

 

Premières phrases : "Ma très chère femme, Comment a débuté ce grand bazar ? J'ai l'impression d'avoir vécu sans prendre les bonnes décisions et d'avoir été roulé sur soixante-dix sept ans comme un vulgaire caillou. A part notre mariage, tout s'est décidé sans moi. Je me revois travailler la terre des autres en rêvant de posséder la mienne, sarcler, dépierrer, semer et récolter, toujours comme une brute, tête baissée. Le pli est pris, et aujourd'hui encore je suis incapable de me redresser alors qu'une colère sourde voudrait me faire lever le poing pour réclamer des comptes. Est-ce ma faute si je suis né pauvre ? Est-ce ma faute si je suis devenu vieux ? Et puis je voudrais abattre mon bras et fendre la table où je t'écris. Mais je la boucle, je serre les dents. Tais-toi, Joseph, ne va pas faire d'histoires. C'est là toute mon éducation."

 

Au hasard des pages : "Dans leurs premières années, les enfants ont un don pour nous pardonner. Sans leur bienveillance, nous ne traverserions pas l'épreuve d'être parents. Ils ignorent nos faiblesses, nous croient sur parole et espèrent en nous, plus que nous-mêmes. Sans lucidité, cette loyauté finit par les asservir, ou bien elle les écrase et dévore toute leur capacité de confiance. Il faudrait dire aux enfants qu'ils ont des attentes démesurées, que les hommes sont trop vulnérables pour se hisser à l'égal d'un dieu. Les prévenir pour qu'ils puissent passer à autre chose et laisser derrière eux les indésirables. Les éparpiller comme des petits poulets en leur criant : je ne suis pas celui que tu vois ! Jeter le grain plus loin que soi. Mais, pour cela, il faudrait s'armer d'un courage immense et renoncer à se sentir merveilleux." (p. 64)

 

"Je suppose qu'à un moment on tombe de l'enfance, on s'en écrase comme d'un pommier trop haut quand on se rend compte que vieillir, c'est une manière lente de disparaître." (p. 70)

 

"Voilà, ainsi va la vie, on se tourne vers le passé, on se projette vers l'avenir, impuissants à savourer le moment présent. Cette brise sur ma joue surgie par le fenêtre ouverte, le crissement du papier, le rire doux de Rosalia, toutes ces sensations devraient s'ancrer là, maintenant, durant leur brève existence, avant de disparaître à jamais. Il faudrait laisser leur place, donner leur poids à chaque mot, chaque seconde, demeurer dans la présence simple et attentive, demeurer et vivre, vivre. Mais non, à la place, on espère ou on se souvient, c'est regrettable sans doute, mais c'est ainsi." (p. 124)

 

"C'est rude de comprendre à mon âge qu'on ne connaît vraiment personne, ceux qu'on aime sans doute moins encore que les autres. Le coeur s'installe dans les yeux pour nous aveugler, on lui laisse prendre ses aises. Est-ce que dans toute relation, on rêve seulement qu'on est deux, est-ce qu'on jette une grande partie de ses forces pour maintenir l'illusion et ne pas avoir à découvrir qu'on est seul, absolument seul chacun de son côté, à s'embraser pour un autre qui n'a pas de réalité ? Eh bien, même si c'était seulement ça, aimer, il faudrait le prendre, nous n'avons rien de meilleur à proposer." (p. 146)

 

Éditions Belfond (Août 2012)

220 p.

 

Une nouvelle lecture

pour le challenge 1% rentrée littéraire !

Challenge 1% littéraire 201213/14

 

Challenge-petit-bac-2013.jpgEt une nouvelle participation au challenge Petit Bac

chez Enna !

Catégorie OBJET

Par Noukette - Publié dans : Littérature française
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 00:05

les-meres.JPGClaudia est enceinte et s'apprête à donner naissance à son premier enfant. Mariée à James, militaire dans la marine, elle est toutefois déjà belle-mère de Noah et Oscar, des jumeaux de 4 ans qui ont perdu leur mère très jeunes... Fatiguée par une fin de grossesse pesante, stressée par le départ imminent de son mari pour une longue mission, elle s'est fait une raison et digère le fait qu'elle ne pourra pas lui tenir la main le jour de la naissance de leur petite fille...

Pour faire face au quotidien et l'aider à affronter cette absence plus sereinement, Claudia se met en quête de la nounou idéale, celle qui pourra la soulager avec les jumeaux, celle qui pourra l'aider dans ses premiers instants de mère, celle qu'elle hébergera chez elle comme un membre de la famille.

 

Quand Zoé Harper franchit le seuil de la maison, elle a tout de la Mary Poppins idéale. Références exemplaires, comportement irréprochable, elle semble avoir un don pour calmer les jumeaux hyperactifs. Pour la première fois, Claudia se sent moins seule, épaulée, rassurée...

 

Au même instant, l'inspecteur Lorraine Fisher et son coéquipier de mari enquêtent sur des meurtres sanglants de femmes enceintes... Des meurtres sauvages qui dépassent l'entendement...

 

Voilà un excellent page-turner, rondement mené et particulièrement bien ficelé ! Dès les premières pages, l'ambiance est posée. Les chapitres alternent intelligemment les voix des trois femmes et permet au lecteur de faire intimement connaissance avec Claudia, Zoé et Lorraine... Très vite, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond chez la nounou trop parfaite. Très vite, on se met à la soupçonner du pire, partageant certaines des inquiétudes de Claudia... Très vite on se dit que l'on n'est pas au bout de nos surprises... et on est bien loin du compte !

J'ai particulièrement aimé le personnage de Lorraine Fisher. C'est une femme de tête, une femme forte, ce qui ne l'empêche pas de traverser des moments difficiles dans sa vie de couple. Travailler en binôme avec son mari est un exercice délicat tant elle a du mal à cacher sa rancoeur. En temps que mère, elle n'est pas non plus épargnée... et cette enquête trouve un curieux écho en elle...

 

Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas boudé mon plaisir avec ce thriller que j'ai littéralement dévoré ! J'ai cogité, beaucoup, mon petit coeur tout mou de mère-poule a fait des sauts périlleux et a souvent été mis à rude épreuve, même si, rassurez-vous chères futures mamans, aucune "scène" n'est réellement gore... D'ailleurs, j'avoue qu'il m'aurait plu d'en voir plus...!

Si le rythme n'est pas toujours trépidant, il n'en reste pas moins que ce thriller psychologique se lit tout seul. Et que dire de la fin, littéralement bluffante et pour le coup très inattendue ! Je suis définitivement très bon public pour ce genre de roman !

 

Petit bonus, les Éditions du Cherche Midi mettent en place une animation originale à partir de ce roman. Sur leur page FB, vous pourrez participer à l’enquête de Lorraine et découvrir un témoin mystère...

Et voici le 4ème et dernier indice... :

 

"Lorraine Fisher : Après avoir fait des recherches dans le voisinage du premier meurtre, je suis à la recherche d'un témoin qui pourrait m'aider à progresser dans mon enquête. J'ai dressé une liste de 8 témoins potentiels mais mes notes vous permettront certainement de réduire cette liste. 

Après avoir interrogé les habitants de l'immeuble sur cet homme avec son chien, voilà ce que m' a répondu la locataire du rez de chaussée : "Oui, il y a bien ce monsieur qui promène son chien tous les matins. D'ailleurs il ne sort jamais sans ses lunettes de soleil, ce que je trouve assez bizarre si vous voulez mon avis !" 

RDV sur la page Facebook du Cherche Midi pour découvrir ce témoin mystère !"

 

Vous trouverez d'autres avis et les précédents indices chez Marine, George et Adalana...

 

Premières pages : "J'ai toujours voulu avoir un enfant, même quand j'étais petite et que j'ignorais comment on faisait les bébés. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je porte cette douleur tapie au fond de mon âme - comme un malaise, un désir virulent qui s'insinue dans mon corps, circule dans mes veines, s'entortille le long de mes nerfs, enveloppe mon cerveau d'un brouillard saturé d'hormones.

J'ai toujours voulu être mère.

Une petite fille. Est-ce trop demander ?"

 

Au hasard des pages : "La pire chose quand on ne peut pas avoir d'enfant, c'est qu'on finit par voir des bébés partout. Et la pire chose quand on invente des tas d'histoires - ou, plus exactement, quand on évolue dans une bulle de mensonges aux contours perpétuellement changeants -, c'est qu'on s'enferre dans un univers virtuel toujours plus tordu, toujours moins crédible. Au bout du compte, j'ai du mal à me rappeler qui je suis vraiment.

Tout bien considéré, je décide que, pour l'instant, vivre dans la peau d'une autre ne me réussit pas si mal. Endosser ma véritable identité aurait des conséquences désastreuses, dans ma situation actuelle. Je suis ici pour une bonne raison et mon heure viendra bientôt. Je prends cette attente comme une gestation." (p. 81)

 

Éditions Le Cherche Midi (Avril 2013)

422 p.

 

Nouvelle lecture pour le

challenge Thrillers et polars de Liliba !

Challenge Thrillers et polars-Liliba6/8

Par Noukette - Publié dans : Littérature étrangère
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 00:05

Gatsby.jpg

 

Alors qu'une nouvelle adaptation cinématographique du célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald va bientôt sortir sur les écrans, tentant de faire oublier les prestations cultes de Robert Redford et Mia Farrow, j'ai été attirée par la somptueuse couverture de ce roman graphique sur ce Gatsby que je connais si bien...

"The great Gasby" est une lecture qui m'avait marquée, une lecture emblématique, notamment pour tout ce que l'auteur avait pu y mettre de lui, et cette ambiance, si particulière...

Alors oui, Fitzgerald fait partie de mes chouchous, étudié, disséqué à une époque déjà lointaine... et aimé, follement !

 

L'histoire de Gatsby, tout le monde ou presque la connaît... Celle de cet homme aussi charismatique qu'énigmatique qui séduit autant qu'il intrigue. Celle de ce millionnaire élégant et séducteur organisant dans sa grande villa des fêtes fastueuses où le tout New York se presse. Celle de ce dandy au passé trouble sur lequel circulent les rumeurs les plus folles. Celle de cet homme amoureux, désespérément amoureux...

 

Tout cela, on le retrouve dans ce magnifique album graphique... mais tranposé dans la Chine des années 2000, à Shangaï plus précisément. De prime abord, il faut bien le dire, ce parti pris peut surprendre, voire énerver... Et l'ambiance des années 20 alors...? Et puis finalement, on s'y fait, très vite même, et on finit par l'oublier, ce qui prouve, si tant est qu'on ait besoin de s'en persuader, que cette histoire est on ne peut plus atemporelle.

 

Les personnages restent les mêmes, on y retrouve notre narrateur, Nick Carraway, devenu ici architecte, sa cousine Daisy Buchanan et son odieux mari Tom, la maîtresse de Tom, Myrtle, Jordan Baker, l'amie de Daisy, joueuse de golf professionnelle... et bien sûr Jay Gatsby l'insaisissable. Le déroulement de l'histoire reste très similaire à l'oeuvre originale et ne la dénature pas, ouf... même si les auteurs ici prennent quelques judicieuses et intelligentes libertés. Curieux tout de même d'arriver à restituer cette ambiance "génération perdue" dans un album se déroulant dans le Shangaï moderne, chapeau !

 

Le résultat ? Éblouissant de beauté, saisissant de modernisme, graphiquement impeccable, on ne peut qu'être bluffé par tant de maîtrise et d'inventivité. Des planches à couper le souffle, des couleurs sublimes, une vraie ambiance qui restitue à merveille le New-York des années 20... pardon, le Shangaï des années 2000, mais finalement, c'est à peu près la même chose non...? 

 

A découvrir d'urgence, et à admirer, longtemps...!

 

gatsby_2.jpg

 

A lire, sur Bodoï, une interview du scénariste

 

Éditions Gallimard (Janvier 2013)

Collection Fétiche

96 p.

 

C'était ma logo BD Mango rouge !

Chez Mango et chez les autres !

 

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by Yaneck

19/20 

Par Noukette - Publié dans : Bande dessinée
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